Accueil  -   Pop Etrangère   -  Pop Française  - Livre d'or  -  E-mail
Etienne Daho   -  Les Valentins  -  Mercedes Audras   -  Doriand   -  Axelle Renoir

Biographie Interview Discographie News Photos
Ecouter :
(Mon Ange - Oh Mon Amour - Plus Penser - Six Ans - Adonde - Fatiguée - Qu'importe c'est l'été)
Mix réalisé par Isé

PRESSE

Pour ses premiers pas, elle flirtait déjà avec la bande à Daho. La voilà à présent entre Philippe Katerine et deux des Innocents, Jean-Cristophe Urbain et Jipé Nataf. Le premier coproduit l'album, les deux autres cosignent trois titres. Sans compter qu'ils officient également aux guitares, basses, orgue, piano, marimbas, accordéon... et enfin aux choeurs ! Jolie contribution.

Sobres et quotidiennes, les chansons de Mercedes. Elles retracent les sentiments confus, les revirements amoureux, les doutes et les découvertes pas à pas. "N'oublie pas pourtant qu'il me faudra du temps / Pour me faire à l'idée / Qu'enfin je compte autant". A naviguer entre français et l'espagnol, on devine chez elle l'envie de se livrer un peu plus dans sa langue maternelle , d'y compter plus librement l'amertume des histoires qui s'effilochent ("El miedo de ver, de sentir ya el final que nos va a pasar, sentimientos ya no hay"). Mercedes n'aime ni les étiquettes ni les barrières. A l'occasion, la jeune femme se frotte ainsi à l'anglais avec une reprise de Nico, l'égérie du Velvet Underground. Ses références traînent du côté des années soixantes.

Derrière ses mélodies pop, ses arrangements légers, et sa voix fluette, on sent du reste poindre l'influence discrète d'une Françoise Hardy. De même que l'influence et le soutien d'une famille d'artistes (mère scupteur, soeurs comédienne et réalisatrice). Une famille unie, à en croire les vieilles photos de vacances qui tapissent le livret. P.H - Chorus - 04/97


Mercedes Audras ressemble aux héroïnes de "l'Age des possibles". Pudique, fragile, têtu, son premier disque séduit par son charme monocorde. Serait-ce parce que Mercedes est d'origine Sud-Américaine ? Sa pop acoustique évoque Elli Medeiros, période Stinky toys. Ici, Audras est entourée des Innocents, d'Edith Fambuena des Valentins et du nantais Katerine. Elle chante en français, en anglais ou en espagnol, et quand elle vous dit "Mon Ange", on la croit. Le Nouvel Observateur - 05/09/96


La nouvelle Mercedes

En 1988, on pouvait lire : "Mercedes Audras est née à Buenos Aires... Elle joue de la guitare sèche mais déteste la pluie." Rien de tel pour vous confiner dans le créneau d'une pop niaise à la française. Rien de tel, également, pour transformer une jolie jeune fille en mièvre apparition. Pourtant, des Comateens d'hier (La tête à l'envers, premier single) aux heureuses rencontres de ce premier album (deux innocents pour quelques compositions, les voix féminines d'Autour De Lucie et des Valentins sur un refrain, Philippe Katerine un peu partout à la production), en passant par un Daho en ange tutélaire, le cheminement s'avère plus pertinent et sensible qu'on ne pouvait l'espérer. L'Argentine est dotée d'un joli filet de voix - quelque part du côté de Graziella de Michele - d'une douceur haut perchée. L'application naïve qu'elle porte à l'articulation et au support mélodique attendrit. Ses virevoltes incessantes entre français, espagnol et anglais, sans originalité mais avec coeur, attisent l'attention. Malgré des parrains qu'on pouvait craindre envahissants, Mercedes Audras a su éviter le piège de la pose extatique. Mais, surtout, et en dépit de périlleux choix esthétiques (néo-Françoise Hardy, Marianne Faithfull hexagonale ?), elle se nourrit de ses faiblesses, de toutes ces histoires d'amour vagement désenchantées, pour élaborer un univers personnel et discret. Les orchestrations à visage humain quelques notules d'un quatuor à cordes, un orgue irrésistible comme une lame de fond et, surtout, de somptueuses guitares acoustiques) ont la légèreté des boites à musique enfantines. Et on apprécie encore davantage les petites marques d'attention des arrangements : un carillon surréaliste, quelques piques de trompette bouchée, un désenchantement emprunté à Astrud Gilberto. Parfois à la frontière de l'easy-listening, Mercedes Audras aborde à pas menus la mélancolie de l'enfance évanouie et la vanité des relations amoureuses, sans jamais sombrer dans l'overdose du rose bonbon. cette gracilité constitue finalement un écrin judicieux pour des chansons faussement faciles, où on évoque des amours défuntes, des regrets embués, des rêves de petite fille. Comme une musique de chambre pastel, comme un rêve de midinette raffinée... C.L. - Les Inrockuptibles - 23/10/96

Retour au Sommaire de Mercedes
Retour au menu général de Popsurf

Pour nous envoyer un mail... :